Briston Streamliner Kennedy Automatique verte : test et avis 4,8/5
Briston nous a fait parvenir la Streamliner Kennedy Automatique verte pour ce test. L’avis ci-dessous reste 100 % indépendant : on l’a portée plusieurs semaines au quotidien avant d’écrire une ligne.
Sommaire
- Une carrée Art déco qui ne ressemble à rien d’autre
- Le vert et l’acétate : la vraie personnalité
- Fiche technique
- Le mouvement : Miyota 9039, le bon choix
- Lisibilité, lume et confort
- Le bracelet quick-change : deux montres en une
- Prix et positionnement
- Le petit bémol qui coûte 0,2 point
- Verdict : 4,8/5
- FAQ
Briston, c’est la marque parisienne fondée par Brice Jaunet qui a bâti son identité sur deux choses : l’acétate écaille récupéré de la lunetterie, et des formes qui n’ont peur de rien. Avec la Streamliner Kennedy, la maison sort de sa fameuse Clubmaster ronde pour un boîtier carré inspiré des années 1930 et de l’élégance Ivy League des Kennedy. En version automatique et en vert, elle coche une case rare : une mécanique française pleine de personnalité sous la barre des 900 euros. On lui met 4,8/5, et on t’explique pourquoi.
Une carrée Art déco qui ne ressemble à rien d’autre
La première chose qui frappe, c’est la silhouette. Un boîtier carré de 36 mm de côté pour 10 mm d’épaisseur, en acier brossé avec lunette polie, et surtout des flancs en acétate écaille italien. C’est la signature Briston, celle qui vient tout droit des montures de lunettes, et elle apporte à la montre une chaleur que l’acier seul n’a jamais. Détail qui tue : la couronne est placée à 12 h, encastrée dans le boîtier et surmontée d’un cabochon en lapis-lazuli. C’est inhabituel, c’est assumé, et ça change tout le caractère de la montre.
Au poignet, elle porte petit et élégant. Ce n’est pas une montre qui cherche à en imposer par la taille, mais par le style. Elle s’inscrit dans la lignée des belles françaises accessibles qu’on avait déjà réunies dans notre sélection de montres françaises incontournables, tout en jouant une partition beaucoup plus graphique.
Le vert et l’acétate : la vraie personnalité
Le vert de cette Kennedy est un vert profond, légèrement British racing, qui vire au sombre en intérieur et se réveille à la lumière. Posé sur un cadran sandwich (deux couches superposées, avec un centre guilloché en creux et un chemin de fer sur le pourtour), il donne une profondeur qu’une simple peinture plate n’aurait jamais. Les chiffres romains à 12, 3, 6 et 9 h et les chiffres arabes qui les accompagnent dessous ajoutent ce petit supplément d’âme rétro sans tomber dans le pastiche. C’est là que la Kennedy justifie son nom : une élégance sobre, années 1960, qui fait mouche aussi bien avec une chemise blanche qu’avec un pull marine.

Fiche technique
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Référence | 261936.SA.T.10.LABG (Streamliner Kennedy Auto Verte) |
| Boîtier | Carré 36 mm, 10 mm d’épaisseur, acier brossé et lunette polie |
| Matière signature | Flancs en acétate écaille italien |
| Couronne | À 12 h, cabochon en lapis-lazuli |
| Mouvement | Miyota 9039 automatique, 24 rubis, 28 800 alt/h (4 Hz), sans date, seconde d’arrêt |
| Réserve de marche | Environ 42 heures |
| Cadran | Sandwich vert, centre guilloché, chiffres romains et arabes |
| Aiguilles | Dauphine acier avec Super-LumiNova C1 |
| Verre | Saphir 1,7 mm |
| Étanchéité | 50 mètres |
| Bracelet | 20 mm, système quick-change (cuir, NATO, FKM, acier) |
| Prix | 850 € (environ 1 275 $ CAD / 920 $ US) |
Le mouvement : Miyota 9039, le bon choix
Sous le cadran bat un Miyota 9039, la version sans date et à trois aiguilles du célèbre 9015 japonais. Sur le papier c’est sobre, en vrai c’est malin : ce calibre est fin (ce qui explique les 10 mm d’épaisseur), fiable, il bat à 4 Hz, offre une seconde d’arrêt pour régler l’heure à la seconde près et environ 42 heures de réserve. Surtout, le choix du no-date est un vrai parti pris esthétique : aucun guichet ne vient casser la symétrie du cadran. Pour une montre dont tout l’argument est la pureté graphique, c’était la bonne décision. On n’est pas sur un mouvement manufacture, et à 850 euros ce serait illusoire de l’espérer, mais on est sur une mécanique éprouvée qui tiendra des années.
Lisibilité, lume et confort
Les aiguilles dauphine en acier brossé sont garnies de Super-LumiNova C1 : de nuit, la lecture reste correcte sans jouer dans la cour des montres de plongée, ce qui est logique pour une habillée. Le verre saphir encaisse le quotidien sans microrayures, et les 50 mètres d’étanchéité suffisent pour la pluie, un lavage de mains ou une éclaboussure à la piscine, sans plus. C’est une montre de ville et de bureau, pas une outil de terrain, et elle ne prétend pas l’inverse.
Le bracelet quick-change : deux montres en une
Gros point fort du quotidien : le système quick-change. Un petit poussoir sous le bracelet et tu le retires sans outil, sans rayer les cornes. Briston propose des bracelets cuir, NATO, FKM (caoutchouc) et acier parfaitement interchangeables. Concrètement, tu passes de la version cuir habillée du lundi au NATO décontracté du week-end en dix secondes. À 850 euros, c’est le genre de détail qui fait qu’on porte vraiment la montre au lieu de la laisser dans son écrin.
Prix et positionnement
À 850 €, la Streamliner Kennedy automatique se place pile dans la zone la plus disputée du marché : celle des micromarques françaises qui proposent du mécanique accessible avec du vrai style. Elle y a un argument que peu partagent : personne d’autre ne fait cette carrée en acétate écaille avec couronne à 12 h. Face à une Charlie Paris plus classique dans ses lignes, la Briston mise tout sur le caractère et la reconnaissance immédiate. Si tu cherches une automatique qu’on remarque et qui ne coûte pas un bras, elle coche la case sans effort.
Le petit bémol qui coûte 0,2 point
Soyons honnêtes : le format carré et la couronne à 12 h sont un parti pris fort. C’est exactement ce qui fait le charme de la montre, mais c’est aussi ce qui la rend clivante. Si tu es team rond classique, elle ne te convertira pas. Deuxième réserve mineure, les 50 mètres d’étanchéité la cantonnent à un usage habillé, ce qui est cohérent mais bon à savoir. Rien de rédhibitoire, juste ce qui la sépare du sans-faute absolu.
Verdict : 4,8/5
La Briston Streamliner Kennedy Automatique verte est exactement ce qu’on attend d’une belle française décomplexée : du caractère, une vraie mécanique, des finitions soignées et un prix qui reste raisonnable. Le vert et l’acétate écaille lui donnent une signature immédiate, le Miyota 9039 assure l’essentiel sans esbroufe, et le bracelet quick-change en fait une montre qu’on porte vraiment tous les jours. On lui retire 0,2 point uniquement pour son parti pris esthétique très marqué, qui ne parlera pas à tout le monde. Pour qui aime les montres qui ont une tête, c’est un coup de cœur assumé. 4,8 sur 5.
FAQ
Quel mouvement équipe la Briston Streamliner Kennedy automatique ?
Elle est animée par un calibre Miyota 9039, un mouvement automatique japonais fiable et fin. Il bat à 28 800 alternances par heure (4 Hz), offre environ 42 heures de réserve de marche, dispose de la seconde d’arrêt et se passe volontairement de guichet de date pour préserver la pureté du cadran.
Quelle est la taille du boîtier et à qui convient-elle ?
Le boîtier est carré, de 36 mm de côté pour 10 mm d’épaisseur. Il porte plutôt compact et élégant, ce qui convient aussi bien aux poignets fins qu’à ceux qui aiment les montres discrètes. Son format carré est un parti pris assumé, à réserver à ceux qui cherchent une pièce de caractère plutôt qu’une ronde classique.
Pourquoi la couronne est-elle à 12 heures ?
C’est un choix de style hérité de l’esprit Art déco et des montres des années 1930. La couronne, placée à 12 h et coiffée d’un cabochon en lapis-lazuli, renforce la symétrie du boîtier carré et donne à la Kennedy sa signature visuelle unique.
Peut-on changer facilement le bracelet ?
Oui. La Streamliner Kennedy utilise un système quick-change : un poussoir sous le bracelet permet de le retirer sans outil et sans risquer de rayer les cornes. Elle est compatible avec les bracelets Briston cuir, NATO, FKM et acier, ce qui permet de la faire passer d’un style habillé à un style décontracté en quelques secondes.
Combien coûte la Briston Streamliner Kennedy automatique verte ?
Elle est proposée à 850 €, soit environ 1 275 $ CAD ou 920 $ US, sur le site officiel Briston et chez les revendeurs partenaires. À ce tarif, elle fait partie des rares automatiques françaises à offrir autant de personnalité et une matière signature comme l’acétate écaille.
Sources : Monochrome Watches, Oracle of Time, Gear Patrol, Briston (site officiel). À lire aussi : notre sélection de montres françaises incontournables et notre test Charlie Paris Initial Réserve de Marche.




