Bang & Olufsen Beoplay H100 : notre avis 4,5/5 sur le casque à 1 499 €
Bang & Olufsen ne fait pas de casques pour concurrencer Sony. La marque danoise fait des objets qu’on garde dix ans et qu’on pose sur un bureau sans les cacher. Le Beoplay H100 pousse cette logique plus loin que jamais : verre saphir sur les commandes, coussinets en cuir d’agneau, structure aluminium, et surtout une architecture modulaire qui permet de remplacer les pièces d’usure au lieu de jeter le casque.
À 1 499 euros, la question n’est pas de savoir s’il est bon. Elle est de savoir ce que justifie l’écart avec un excellent casque à 500 euros.

Fiche technique
| Transducteurs | 40 mm, membrane titane |
|---|---|
| Réduction de bruit | Adaptative, 10 microphones |
| Autonomie | 32 à 34 h avec ANC actif |
| Charge rapide | 5 minutes pour 5 heures d’écoute |
| Audio spatial | Dolby Atmos avec head-tracking |
| Matériaux | Aluminium, cuir d’agneau, verre saphir |
| Réparabilité | Coussinets, arceau et batterie remplaçables |
| Prix | 1 499 euros |
La fabrication, seul vrai argument du prix
C’est le point où le H100 écrase tout le monde, et il faut le dire clairement parce que c’est là que part l’argent. Les commandes tactiles sont sous un disque de verre saphir, le même matériau que les verres de montres de plongée. Ça ne raye pas, y compris au fond d’un sac avec des clés.
L’arceau et les coques sont en aluminium usiné, pas en plastique peint. Les coussinets sont en cuir d’agneau et se retirent par aimant, donc on les remplace en dix secondes quand ils se fatiguent, ce qui arrive sur tous les casques au bout de deux ou trois ans. La batterie aussi est prévue pour être changée. Sur un casque à 1 499 euros, ce n’est pas un luxe, c’est le minimum décent, mais très peu de concurrents le proposent.
Sur la durée, c’est là que se joue le calcul. Les coussinets sont la pièce qui meurt en premier sur tous les casques, généralement entre deux et quatre ans selon la transpiration et la fréquence d’usage. Sur la plupart des modèles concurrents, leur usure condamne le casque ou impose un passage en réparation. Ici, ils se détachent par aimant et se remplacent en quelques secondes. L’arceau et la batterie suivent la même logique, la batterie passant par un atelier agréé. Sur huit ans, ce seul point change complètement l’équation face à un casque scellé.
Le son
Signature Bang & Olufsen fidèle à elle-même : un grave présent mais tenu, un médium très lisible sur les voix, et un aigu poli qui ne fatigue pas sur une longue session. Ce n’est pas un casque de monitoring, il ne cherche pas la neutralité. Il cherche à rendre la musique agréable pendant trois heures d’affilée, et il y arrive.

Le Dolby Atmos avec suivi de tête fonctionne, mais comme partout, l’intérêt dépend du contenu. Sur un film, la scène s’élargit vraiment. Sur de la musique stéréo classique, l’effet est souvent moins convaincant que le mode normal.
La réduction de bruit
Dix microphones, réduction adaptative, et un mode transparence réglable en continu par la molette plutôt que par paliers. C’est ce dernier point qui change l’usage au quotidien : on ouvre le monde extérieur progressivement, pour entendre une annonce en gare sans retirer le casque, puis on le referme.
Sur les fréquences basses et continues, moteur d’avion, ventilation de bureau, roulement de métro, l’atténuation est au niveau des meilleurs. Sur les voix proches, comme partout, ça reste perméable.
Ce qui ne va pas
- Le prix. 1 499 euros, c’est trois fois un Sonos Ace et près du double d’un Focal Bathys. L’écart de son ne justifie pas l’écart de prix. L’écart de fabrication, peut-être, mais c’est un choix, pas une évidence.
- Le poids. L’aluminium et le cuir ont un coût sur la balance, et ça se sent sur les longues sessions par rapport à un casque tout plastique.
- Les commandes tactiles. Belles à regarder, moins fiables qu’un bouton physique avec des mains froides ou des gants.
- L’écosystème. L’application Bang & Olufsen reste moins riche en réglages fins que celles de Sony ou Sennheiser.
Le reproche qui revient le plus souvent chez les testeurs n’est pas le son mais le poids. Les matériaux nobles pèsent, et sur une session de trois heures l’appui sur le crâne se fait sentir davantage que sur un casque tout plastique de 250 grammes. Le second reproche récurrent porte sur l’application, plus pauvre en réglages fins que celles de Sony ou de Sennheiser, ce qui est difficile à justifier à ce niveau de prix.
Prix et alternatives
| Modèle | Prix | Autonomie ANC | Pour qui |
|---|---|---|---|
| B&O Beoplay H100 | 1 499 € | 32 à 34 h | Ceux qui veulent un objet, pas un accessoire |
| Focal Bathys MG | 1 199 € | 30 h | Les oreilles exigeantes, fabrication française |
| Apple AirPods Max USB-C | 579 € | 20 h | Les utilisateurs 100 % Apple |
| Sonos Ace | 499 € | 30 h | Le meilleur rapport qualité prix du segment |
Verdict
| Critère | Note |
|---|---|
| Fabrication et matériaux | 5/5 |
| Son | 4,5/5 |
| Réduction de bruit | 4,5/5 |
| Autonomie | 4,5/5 |
| Confort | 4/5 |
| Rapport qualité prix | 3,5/5 |
| Note globale | 4,5/5 |
Pour qui : pour qui veut un casque réparable, fabriqué dans des matériaux nobles, et qui compte le garder longtemps. Le calcul devient nettement moins absurde si on l’amortit sur huit ans avec des coussinets et une batterie changés en route.

Pour qui ce n’est pas : pour qui cherche le meilleur son par euro dépensé. À 499 euros, le Sonos Ace fait 90 % du travail.
Questions fréquentes
Le Beoplay H100 vaut-il ses 1 499 euros ?
Sur le son seul, non. Un Sonos Ace à 499 euros ou un Focal Bathys à 1 199 euros en donnent l’essentiel. Le surcoût achète des matériaux nobles, une finition sans équivalent et surtout la possibilité de remplacer coussinets, arceau et batterie, ce qui allonge sérieusement la durée de vie.
Quelle est l’autonomie réelle ?
Bang & Olufsen annonce 32 à 34 heures avec réduction de bruit active. Comptez un peu moins à volume élevé et avec le Dolby Atmos activé. La charge rapide donne 5 heures d’écoute en 5 minutes.
Peut-on remplacer les coussinets soi-même ?
Oui. Ils sont maintenus par aimants et se changent en quelques secondes sans outil. L’arceau et la batterie sont également prévus pour être remplacés, en atelier pour la batterie.
H100 ou AirPods Max ?
Sur un iPhone, les AirPods Max à 579 euros offrent une intégration plus fluide pour trois fois moins cher. Le H100 reprend l’avantage sur la fabrication, l’autonomie et la réparabilité.
Notre méthodologie
Cet article est une analyse documentée, pas un compte rendu de séjour ou d’essai personnel. Il s’appuie sur les données constructeur ou établissement, sur les mesures et comptes rendus de testeurs indépendants, et sur les retours d’utilisateurs et de clients. Les tarifs cités étaient valables à la date de publication et sont susceptibles d’évoluer. Quand nous testons un produit ou séjournons dans un établissement, nous l’indiquons explicitement en tête d’article.
Crédits photo
* Sources : Bang & Olufsen. Tarifs et informations vérifiés à la date de publication.



