Fairmont Le Reine Élizabeth Montréal : notre test 4,9/5 (et le bar Nacarat)
Le Fairmont Le Reine Élizabeth nous a accueillis en séjour presse. L’avis ci-dessous reste indépendant : on a dormi, bu, mangé et arpenté l’hôtel comme n’importe quel client.
Sommaire
- Le Reine Élizabeth, l’institution montréalaise
- Infos pratiques
- Le bar Nacarat : la vraie star de l’hôtel
- Notre chambre : une Large Signature King, étage Fairmont Or
- La suite John Lennon : dormir dans l’histoire
- Rosélys et la table
- Notre séjour : la mécanique d’un grand hôtel
- Le petit bémol qui coûte le 0,1
- Verdict : 4,9/5
- FAQ
Il y a des hôtels, et il y a des institutions. Le Fairmont Le Reine Élizabeth appartient à la seconde catégorie. Ouvert en 1958, théâtre d’un des moments les plus célèbres de l’histoire de la musique, rénové à coups de 140 millions, il domine le centre-ville de Montréal avec l’assurance des adresses qui n’ont plus rien à prouver. On y a passé un séjour, et on lui met 4,9/5. Voici pourquoi, avec un focus sur son arme secrète : le bar Nacarat.
Le Reine Élizabeth, l’institution montréalaise
Impossible de parler du Reine Élizabeth sans son emplacement : il est posé au 900 boulevard René-Lévesque Ouest, en plein coeur du quartier des affaires, et surtout relié directement à la Gare Centrale et à la ville souterraine (le RÉSO). Concrètement, tu arrives de l’aéroport ou de Québec en train et tu montes dans ta chambre sans jamais mettre le nez dehors l’hiver. Pour une clientèle d’affaires ou de passage, c’est un luxe qu’on sous-estime jusqu’à ce qu’il fasse moins vingt.
La rénovation de 2017 a modernisé l’ensemble sans effacer l’âme du lieu. Les espaces communs sont clairs, contemporains, avec cette élégance sobre qui caractérise les Fairmont. Ce n’est pas le charme historique du Vieux-Montréal, c’est autre chose : la prestance d’un grand hôtel urbain qui fonctionne comme une horloge.
Infos pratiques
| Critère | Détail |
|---|---|
| Adresse | 900 boulevard René-Lévesque Ouest, Montréal |
| Ouverture / rénovation | 1958, rénové en 2017 (140 M$) |
| Emplacement | Centre-ville, relié à la Gare Centrale et à la ville souterraine |
| Bar signature | Nacarat (cocktails) + Nacarat Terrasse (3e étage) |
| Restaurant | Rosélys, cuisine locale (chef Maxime Delmont) |
| Étages exécutifs | Fairmont Or, avec lounge privé |
| Chambre testée | Large Signature King, étage Fairmont Or |
| À voir | La suite John Lennon (chambre 1742) |
| Note voyageurs | ~8,4/10 sur plus de 1 700 avis |
| Prix indicatif | ~350 à 550 $ CAD/nuit |
Le bar Nacarat : la vraie star de l’hôtel
Si tu ne devais retenir qu’une chose du Reine Élizabeth, ce serait le Nacarat. Le nom vient d’une couleur, un orange-rouge intense, et il donne le ton : ce bar assume une esthétique glam rock, théâtrale, sensuelle. On est loin du bar d’hôtel poli et oubliable. Ici, l’aménagement est spectaculaire, l’éclairage travaillé, et l’ambiance vivante sans jamais tomber dans le bruyant.

Mais l’esthétique ne serait rien sans le contenu du verre. Et là, le Nacarat joue dans la cour des grands. La mixologie est expérimentale dans la présentation comme dans la technique : glace taillée à la main, garnitures sphérifiées, associations de saveurs pensées comme un plat. Ce n’est pas de la déco pour Instagram, c’est du travail de barman qui maîtrise son sujet. Le bar figure régulièrement dans les classements des meilleures adresses à cocktails de Montréal, et ce n’est pas volé.

Et pour couronner le tout, la terrasse Nacarat au 3e étage : un oasis urbain avec vue panoramique sur le centre-ville, cocktails de saison, cuisine BBQ gourmande et DJ en direct l’été. C’est l’endroit où finir une soirée à Montréal quand il fait beau, point. Que tu sois client de l’hôtel ou non, le Nacarat vaut le détour à lui seul.
Notre chambre : une Large Signature King, étage Fairmont Or
On a séjourné dans une Large Signature King sur les étages Fairmont Or, le haut du panier de la maison. Espace généreux, palette apaisante, literie qui tient ses promesses, insonorisation solide malgré la position centrale, et une vraie vue sur le centre-ville de Montréal. Rien de tapageur, tout est pensé pour le repos et le travail.


Voici ce qu’on a retenu après nos nuits :
- Literie et calme. On est en plein centre-ville et pourtant les nuits sont silencieuses. Le sommeil est excellent.

- Fairmont Or. On était sur les étages exécutifs, et le lounge privé (petit-déjeuner, collations, open bar en soirée) transforme vraiment le séjour. Si le budget le permet, c’est clairement le bon choix.
- Salle de bain. Moderne, fonctionnelle, produits de qualité. Sans esbroufe mais irréprochable.


- Connectivité. Wifi solide, prises bien placées : pour bosser depuis la chambre, aucun souci.

La suite John Lennon : dormir dans l’histoire
C’est le morceau de légende. En 1969, John Lennon et Yoko Ono ont installé leur Bed-In for Peace dans la chambre 1742, et c’est là qu’a été composé et enregistré “Give Peace a Chance”. La suite a été reconstituée avec un soin de musée : mementos d’époque, vieux téléviseur, magnétophone à bobines, vinyle de la chanson, cabinet de photos, et même des casques de réalité virtuelle qui te plongent dans les conversations de John et Yoko en 1969. Que tu sois fan des Beatles ou pas, l’expérience est saisissante. C’est le genre de détail qui fait qu’un hôtel devient une destination.
Rosélys et la table
Côté restauration, le bistro Rosélys mise sur les produits locaux, avec une carte qui évolue régulièrement et reflète la double culture française et anglaise de Montréal, sous la houlette du chef Maxime Delmont. C’est une table sérieuse, ancrée dans le terroir québécois, qui évite le piège du restaurant d’hôtel générique. Le petit-déjeuner y est un vrai bon moment pour démarrer la journée.

Notre séjour : la mécanique d’un grand hôtel
Au-delà des specs, ce qui reste d’un séjour au Reine Élizabeth, c’est la fluidité. Check-in efficace, personnel professionnel et attentionné, service rapide au bar comme au restaurant. Tout tourne rond, sans friction, avec cette constance rassurante des grandes maisons. On a travaillé depuis la chambre, pris un verre au Nacarat, dormi comme des souches et repris le train sans jamais sortir. Pour un voyageur d’affaires ou un city break, c’est exactement la promesse que l’on attend.
Le petit bémol qui coûte le 0,1
Un 4,9 plutôt qu’un 5, ça se justifie. Le Reine Élizabeth est un grand hôtel de congrès (près de 1 000 chambres), et ça se ressent parfois : aux heures de pointe, la réception peut avoir une ambiance un peu corporate, avec de l’affluence et le va-et-vient des groupes. Rien de rédhibitoire, c’est le revers d’un établissement de cette taille et de cette vocation. Si tu cherches l’intimité d’un boutique-hôtel, ce n’est pas ici. Si tu veux l’efficacité et le prestige d’une grande maison, c’est parfait.
Verdict : 4,9/5
Le Fairmont Le Reine Élizabeth coche presque toutes les cases : emplacement imbattable relié à la Gare Centrale, chambres confortables et calmes, une couche d’histoire unique avec la suite Lennon, une table locale solide, et surtout le Nacarat, l’un des meilleurs bars à cocktails de Montréal. Le seul frein, l’atmosphère parfois corporate d’un grand hôtel de congrès, ne pèse pas lourd face au reste. Que tu viennes pour affaires, pour un city break ou juste pour boire un cocktail sur la terrasse en regardant le centre-ville, c’est une valeur sûre. 4,9 sur 5.
FAQ
Où se trouve le Fairmont Le Reine Élizabeth à Montréal ?
L’hôtel est situé au 900 boulevard René-Lévesque Ouest, en plein centre-ville de Montréal, dans le quartier des affaires. Il est relié directement à la Gare Centrale et à la ville souterraine (le RÉSO), ce qui permet d’y accéder sans sortir dehors, un vrai atout en hiver.
Qu’est-ce que le bar Nacarat ?
Le Nacarat est le bar à cocktails signature du Fairmont Le Reine Élizabeth, considéré comme l’un des meilleurs de Montréal. Son ambiance glam rock, sa mixologie expérimentale (glace taillée à la main, garnitures sphérifiées) et sa terrasse au 3e étage avec vue panoramique sur le centre-ville en font une destination à part entière, ouverte aux clients de l’hôtel comme au public.
Peut-on visiter ou dormir dans la suite John Lennon ?
Oui. La chambre 1742, où John Lennon et Yoko Ono ont réalisé leur Bed-In for Peace en 1969 et enregistré “Give Peace a Chance”, a été reconstituée en suite avec mementos d’époque, vinyle de la chanson et casques de réalité virtuelle. Elle peut être réservée pour un séjour d’exception.
Combien coûte une nuit au Fairmont Le Reine Élizabeth ?
Les tarifs varient selon la saison, généralement entre 350 et 550 $ CAD la nuit. Les étages Fairmont Or, avec lounge privé (petit-déjeuner, collations et open bar en soirée), se situent au-dessus de cette fourchette mais transforment l’expérience.
Y a-t-il un restaurant dans l’hôtel ?
Oui, le bistro Rosélys propose une cuisine axée sur les produits locaux du Québec, avec une carte qui évolue régulièrement sous la direction du chef Maxime Delmont. C’est aussi un excellent endroit pour le petit-déjeuner.
L’hôtel est-il adapté à un voyage d’affaires ?
Parfaitement. Son emplacement au coeur du quartier des affaires, sa connexion directe à la Gare Centrale et à la ville souterraine, ses chambres calmes et bien équipées pour le travail, et ses étages Fairmont Or en font un choix de premier ordre pour un séjour professionnel à Montréal.
Sources : Fairmont The Queen Elizabeth – Nacarat, Bar Nacarat, MICHELIN Guide, Oyster.


